Sacha Décosterd : interview par mood collection

Mood et Sacha Décosterd – un nouvel alliage pur et solide.

Il a le regard perçant et volontaire, on y devine sa force et sa détermination. Pourtant, aux premiers abords, c'est un homme réservé. Pas timide, non, juste un gars posé, les deux pieds sur terre. Cet homme, c'est Sacha Décosterd, multiple champion suisse, champion d'Europe de Karaté Kyokushin et vainqueur de la coupe du monde de la discipline et ambassadeur de la marque suisse Mood.

Sacha Décosterd & mood collection

Sensei Décosterd, ce qui veut dire « qui est garant du savoir et de l'expérience » est l'un des plus grands champions du Karaté Kyokushin. Né un jour d'été 1990 d'une maman passionnée d'arts martiaux, Sacha découvre le karaté dès l'âge de 4 ans.

« Ma maman m'emmenait avec elle le mardi et le jeudi aux entraînements, c'est comme ça que j'ai commencé, avec les adultes, car à l'époque il n'y avait pas de cours pour les enfants, et puis je ne me suis plus jamais arrêté ; le karaté, ce n'est pas qu'un sport, c'est une philosophie de vie. »

Sacha Décosterd & mood collection

Ce n'est qu'un peu plus tard qu'il s'oriente vers le Kyokushin, un style de karaté plus moderne (il a moins de 100 ans), mais aussi plus sportif, c'est un vrai combat qui ressemble un peu à de la box thaï.

« Dans cette discipline, le combat est plus dur, on va au corps à corps, jusqu'au KO. Mais ce n'est pas un sport violent, il y a le respect de son partenaire, s'affronter permet de voir où nous en sommes techniquement et de s'améliorer, je n'ai jamais vu d'animosité, juste l'envie de gagner. »

Sportif acharné, il s'entraîne le matin, le soir et même le week-end, avec motivation et persévérance.

« Le karaté, c'est de la technique, mais surtout du dépassement de soi, on peut toujours avancer, rechercher à faire mieux, on apprend quotidiennement sur son physique et sur son mental. Il ne faut jamais avoir peur de se remettre en question. »

Sacha Décosterd a beau avoir gagné les plus beaux titres de la planète, il reste humble. Quand on lui demande quel est son plus beau souvenir sportif, vous ne l'entendrez pas parler de médaille, ni de victoire...

« Mon plus beau souvenir, ce sont les championnats d'Europe d'Italie 2012, c'était la première fois que j'avais une équipe avec moi et partager avec eux ma victoire reste un souvenir fort et marquant. »

Avoir un entourage sur qui s'appuyer, c'est essentiel pour ce jeune homme qui mène de front sa carrière sportive, ses études et qui enseigne à Genève. Ça l'aide à se surpasser au quotidien et à aller au bout de ses rêves. Mais lesquels...

« Dans le Karaté il n'y a jamais de but final, on peut toujours aller plus loin. Mais je vais m'entraîner à fond pour garder mes titres de Champion d'Europe et du Monde et ce n'est pas facile. Et dans ma tête, il y a le Word Open dans 4 ans. C'est le must, c'est un peu nos jeux olympiques. Tous les champions rêvent d'y participer, j'ai eu la chance d'aller en 2015 à Tokyo et je rêve de retenter l'aventure en 2019.»

Bref, Sacha n'a peur de rien, et en tout cas pas des challenges, son sport ce n'est pas qu'un hobby ou un métier, c'est une façon de vivre. Abnégation, humilité, sagesse et force sont essentiels pour affronter la dureté des entraînements et des combats. Mais cela ne lui suffit pas.

Sacha Décosterd

«En karaté notre carrière est longue, jusqu'à 35 ans environ, mais j'ai besoin de transmettre ce que je sais, surtout au niveau du karaté, je dois cela à mon sport, mais je vais poursuivre mes études, peut-être vers un doctorat pour aussi donner ce que j'ai appris intellectuellement. Partager, c'est essentiel. »

C'est cet état d'esprit, cette simplicité et cette humilité que la marque Mood a aimé chez Sacha Décosterd et elle est fière de l'avoir comme ambassadeur.

« Etre sportif d'élite en Suisse, c'est vraiment difficile, avoir des sponsors est essentiel. Mais j'ai besoin de retrouver en eux un esprit familial et c'est ce que j'ai trouvé chez Mood et son team, on a de suite accroché. Bon, je vous avoue qu'au début je connaissais pas ce concept, mais je le trouve génial, le fait de pouvoir personnaliser sa bague me plaît énormément.»

Sacha Décosterd n'est pas insensible à l'art et au design. Et ce fils spirituel d'Hercule aime à plaisanter... « je ne portais pas de bague parce que je ne trouvais pas de bijoux assez large pour mes petites mains de karatéka ! »

Problème résolu aujourd'hui grâce à Mood. Il adore sa base noir sertie d'un addon carbone. Il faut dire qu'elle s'accorde parfaitement avec sa ceinture noir et la force de son caractère.

« Je ne la quitte plus et elle fait des émules autour de moi. »

Le jour de notre entretien, dans un dojo, Sacha Décosterd portait fièrement sa Mood.
Entre le samouraï des temps modernes et Mood, voici donc un alliage réussi !

Sacha Décosterd, mood collection
Stéphanie Pousaz
Stéphanie Pousaz

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